2021 en Cinéma

Cette année j’ai aussi pu compléter ma culture cinématographique 🙂 notamment par quelques festivals de Cinéma en ligne, j’ai vu la pertinence de plateformes telles que Kinow et Eventive. Je ne me rappelle même plus exactement quels festivals j’ai fait exactement, je sais que j’en ai raté certains que je voulais vraiment suivre pourtant, le TTFF, le festival de Mana qui avaient une belle sélection…

Je vous parle un peu de ce qui m’a marqué, que vous puissiez les découvrir si l’occasion se présente car pour la plus part ils sont encore dans le circuit des festivals si non ils sont dispo en VOD !

Freda

Je suis obligée de parler de Freda, le long métrage de fiction de Gessica Geneus qui se propose, un peu à la façon du classique L’homme sur les quais de Raoul Peck, de dresser le portrait d’une Haïti d’aujourd’hui à travers une famille haïtienne. On y retrouve un bout de ce que la réalisatrice nous avait déjà dévoilée dans son œuvre précédente, à travers le personnage de la mère notamment… On y retrouve les références aux manifestations populaires de ces dernières années, par de vraies images, non issues du tournage.
Un beau scénario, un tournage bien mené de mon opinion. Allez regarder, on en reparle dans un peu de temps pour ne pas trop spoiler !

Diasporama by Cinémawon

En tout cas, c’est important pour moi d’adresser un Shout-out tout particulier pour Cinémawon avec Diasporama ! Très belle sélection, programme super et organisation top.

J’y ai découvert beaucoup de thématiques intéressantes, celles de l’incarcération massive des femmes à Haiti m’a particulièrement touchée à travers le film Twa fèy. La direction artistique de ce film était aussi très intéressante : mêlant marionnettes et plan filmés. Dans le genre moins figuratif, j’ai aussi aimé questionner la peur à travers Ibánga, d’ailleurs Simone Lagrand a échangé avec elle !

L’Éthiopie

Et puis l’Éthiopie m’a aussi beaucoup marquée : le documentaire Finding Sally pour commencer où j’ai aimé la subtilité avec laquelle la réalisatrice mêle narration intime car familiale et narration plus politique et sociale.

L’autre film sur ce pays qui m’a particulièrement plu c’est Fig Tree, diffusé dans le cadre de Cinémawon, il narre l’histoire d’une adolescente juive éthiopienne en pleine guerre civile. L’intrigue est intéressante, le casting est bon, la réalisation est bien menée, vraiment un très beau film à propos d’une réalité que j’ai découvert. Je vous le conseille chaleureusement.

Grandir, Osez être soi

Si vous avez lu l’édito précédent, vous comprendrez pourquoi j’ai été aussi très touchée par River City Drumbeat. Ce film parle de « musique, d’amour et d’héritage [dans une] communauté créative de mentors, de parents et de jeunes qui se frayent un chemin dans un monde où les forces de marginalisation et de racisme systémiques font obstacle à la réalisation de leurs rêves ».

Productions locales ou presque

Un petit point sur les productions locales (ou presque, parce que tout ce qui suit n’est pas nécessairement produit localement, mais elles viennent de chez nous, d’ailleurs, un petit point sur les « Politiques publiques » arrivent dans le prochain édito).

Zépon

J’ai vu la bande-annonce, mais pas encore le film : Zépon de Gilles Elit dit Cosaque (qu’on adore dans son style docu unique) et pour qui c’est le premier long métrage de fiction ! Hâte de le découvrir 🙂 :

« À la suite d’un pari un homme joue son unique fille sur un combat de coq. L’action se déroule dans la Martinique d’aujourd’hui. »

(Update, j’ai eu le temps de le voir, on en parle bientôt).

Mal nonm

Un court-métrage de Yannis Sainte-Rose résolument retournant…

« A fòs ba madanm gaz, Nicolas ka ritouvé kò’y adan anlòt réalité koté i ké viv tout lé mikro-agrésyon èk bab lé fanm-lan ka viv tou lé jou ».

Le trailer

Un très belle production, un beau casting, comme toujours un discours engagé, un message passé avec talent, où l’absurde est utilisé l’absurde pour mettre en lumière des situations normalisées.

Vanille

En télévision, je pense que la réalisation « Vanille » n’a échappé à personne, un court-métrage qui mêle animation et prises réelles, très bien réalisé, avec un super scénario intéressant (et Tricia Evy !!! Bien sûr que ça fait pencher la balance haha) bien qu’on pourrait discuter de certains partis pris, on rediscute !

Réflexion

Un autre film dont il faut que je vous parle, c’est le court métrage Réflexion. On a eu tellement de point de vue différents sur ce film que j’ai hâte de recevoir Alain Bidard pour le questionner dessus. Je vous invite à le voir aussi, je crois qu’il est lui encore en circuit de festival. Si vous l’avez déjà vu, quelle en est votre interprétation ?

Opal

Et enfin, Opal d’Alain Bidard, un long métrage d’animation (son deuxième, en indépendant) encore en circuit de festival, alors surveillez-le !

«  Il était une fois un royaume magique où l’été durait éternellement et où les animaux et les habitants étaient immortels. La source de toute magie était une jeune princesse appelée Opal. Les légendes disaient que sa joie apporterait merveilles et prospérité au royaume. Mais sa tristesse n’apporterait que chaos et ténèbres… ».

Le trailer

Il s’applique une fois de plus à poser un super scénario dans notre réalité caribéenne, sans vouloir vous spoiler, vous y retrouverez pleins d’éléments comme The Three-legged Horse (chouval twa pat) ou encore le créole qui y est utilisé comme de façon non anodine pour aborder une thématique importante. Un film à regarder je vous dis. Nous en reparlerons !

Au sujet de la sortie de ce film en indépendant, le réalisateur exprime n’avoir pas été si soutenu que ce qu’il attendait, encore une fois je vais me permettre d’attendre de le recevoir pour qu’on puisse discuter de ce point. Mais il est vrai que ce n’est pas la première fois que j’entends ce type de discours.

La suite de ce petit point dans le bout de rétrospective suivant 😉

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