Pawol Ka Monté Festival

Article by Esmerasta

La première édition du Pawol Ka Monté Festival présentée par South Clash, Intertenpub et Marcaraïmon, s’est déroulé du 20 au 22 mai 2015. Comme son nom l’indique, ce Festival mettait en avant la Pawol à travers différents événements tout au long des trois jours.

Tout d’abord, le mercredi 20 mai, il y eut le vernissage de l’exposition Maux-Dits ? du très talentueux artiste Christophe Mert (que je ne présente plus), à l’espace d’art contemporain Arkansyel, une exposition composé de 167 pièces représentant les 167 années qui nous séparent de l’Abolition de l’Esclavage..(eh oui, je vous ferais remarquer que le Festival se concluait justement à cette date symbolique qu’est la commémoration de l’abolition de l’esclavage en Martinique). Il semblerait même que l’artiste ait promis de l’enrichir de deux nouveaux tableaux chaque année !

Je vous avoue ne pas avoir pu participer à ce vernissage mais avoir cependant visité l’exposition à travers laquelle transparaissait le talent flagrant de l’artiste, qui avec plusieurs techniques à su faire quelque chose de très séduisant, des œuvres qui poussent à réfléchir, des œuvres qui mettent en avant les mots, mais pas leur esthétique, plutôt leur valeur, kar le plus importan dan la frase sé pa komen on lékri, mé se kel veu dir… leur valeur, et leur capacité dans ce cas à exprimer les maux, une exposition qui met des mots sur les maux, une exposition question, question sur le maudit, une exposition qui questionne sur le passé, sur l’avenir , sur nos racines guérisseuses, sur l’avenir qui ne peut fuir, sur les maux qui étaient et ceux qui sont restés, une exposition qui met les mots sur tout ça ! Une exposition en couleur, en lumière, avec différents matériaux : du bois, du métal, de la pierre…

Un artiste très talentueux, humble et méritant. Une magnifique exposition, un peintre de talent, et j’en ressors avec un très joli Tee-Shirt Marcaraïmon ! Un immense merci !

Ah oui, cette exposition est d’ailleurs en hommage à Papa Slam, ce grand Homme du slam, pawoleur émerite, qui participe notamment à l’inspiration dans le processus de création de l’artiste, je vous redirige vers la réalisation Narika Malaba de Malik Duranty (ci-dessous) pour comprendre un peu mieux !

Pawol Ka Monté Festival

Le deuxième jour : conférence au sujet très alléchant, « Le créole dans la sociéte martiniquaise d’hier et d’aujourd’hui, outil d’émancipation ou d’enfermement ? » mais que j’ai malheureusement raté ! 

 

Et pour finir, il faut que je vous parle du final grandiose : le concert qui s’est conclu sur une date symbolique, celle du 22 mé, celle de la commémoration de l’abolition de l’esclavage en Martinique.

Un Festival qui donnait la voix à la Pawol, qui donnait la voie à la Pawol, celle de monter. Et ceci  avec tout ceux qui la mettaient en avant : Conteurs, Slameurs, Chanteurs de tout genre…

Martinique Terre d’artistes, terre de dancehall ! Et quand les papas de la musique Reggae-Dancehall martiniquaise montrent qu’ils n’ont pas perdu de leur acuité vocale, de leur lyrics engagés et enchaînants, de leur passion de leur dynamisme…

Quand la nouvelle génération, elle montre de quoi eslle est capable : Elle assure, elle reprend le flambeau qui n’est certainement pas en voie d’extinction et bien ça donne ce super concert (que vous pouvez revivre via la chaîne Youtube ci dessous) !

Ce fut admirable : la richesse de cet échange intergénérationel de ces fondations de la musique Reggae-Dancehall en Martinique qui ont marqués – et continuent d’ailleurs – des générations durant…  C’est un mélange de morderne, de rétro, de vieux toujours à la mode, de mode remixée ! Bref, ce fut un joli Festival qui n’en est qu’à sa première édition et qui, il semblerait, ne s’arrêtera pas à là !

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